Micro-entreprise : les métiers qui s’adaptent bien !

Il a été constaté que près de deux tiers des entreprises fraîchement créées dans l’Hexagone sont des micro-entreprises, et près de 87 % des travailleurs indépendants établis dans le pays sont des auto-entrepreneurs. Ces chiffres montrent à quel point les Français sont de plus en plus séduits par le statut de micro-entrepreneur. Parmi les arguments solides en sa faveur figure sa compatibilité avec toute une panoplie de métiers. Cet article fait le point sur plusieurs d’entre eux. Mais d’abord, il convient de faire un rappel sur les particularités d’une micro-entreprise.

Les informations générales sur la micro-entreprise

Il est bon de connaître les particularités de ce régime bien avant de créer sa micro-entreprise, c’est en effet un régime simplifié de l’entreprise individuelle qui résulte de la fusion des régimes micro-fiscal et micro-social. Toute personne physique résidant en France (majeur et mineur émancipé) peut en constituer une et profiter des différents avantages qui en découlent.

En tant qu’auto-entrepreneur, ou micro-entrepreneur, on peut exercer en son nom propre et lancer son activité avec un fonctionnement très simple et moins contraignant. On profite de surcroît d’une indépendance indéniable ainsi que de démarches administratives et procédures fiscales/sociales allégées tout en étant dispensé d’obligations comptables trop lourdes.

La création d’une micro-entreprise se résume en 3 étapes :

  • la constitution du dossier de déclaration qui peut s’opérer aisément sur une plateforme dédiée en ligne,
  • la transmission de ce dossier au CFE compétent (CCI pour les activités commerciales, CMA pour les activités artisanales, URSSAF pour les activités libérales et greffe du tribunal de commerce pour les agents commerciaux),
  • l’obtention des documents officiels (SIRET auto-entrepreneur, APE, notifications des organismes fiscaux et sociaux) une fois l’auto-entreprise officiellement créée.

micro-entrepreneur

Notons cependant que les auto-entrepreneurs sont soumis à un seuil annuel de chiffres d’affaires à ne surtout pas dépasser sous peine de sortir systématiquement du régime. Il est établi à 176 200 € pour les activités de vente de marchandises, de fourniture de denrées ou de prestation d’hébergement. Il est de 72 600 € pour les prestations de services qui relèvent des BIC (Bénéfices industriels commerciaux) et les activités libérales qui relèvent des BNC (Bénéfices non commerciaux).

Le statut de micro-entrepreneur s’accorde aux activités artisanales, commerciales et libérales, raison pour laquelle de nombreuses activités peuvent se concrétiser sous ce régime. Certains métiers en sont toutefois exclus. On cite parmi eux les activités agricoles qui relèvent de la MSA, les métiers qui relèvent de la TVA immobilière, la vente de véhicules neufs dans l’UE, les activités médicales hors médecine alternative, les agents d’assurances, la location d’immeubles professionnels ou non meublés…

Les métiers du web sont les plus exercés par les micro-entrepreneurs

La digitalisation de masse ayant rythmé ces dernières années a sans doute boosté les métiers qui s’articulent autour du web. Et puisque la grande majorité d’entre eux peuvent se pratiquer en libéral et constituent un générateur d’opportunités, de plus en plus de passionnés de l’informatique et du digital en profitent pour monter une micro-entreprise qui marche.

Le métier de web designer

Parmi les métiers du web les plus représentés actuellement figure en tout premier celui de web designer. Un web designer a pour mission de concevoir des sites internet, des pages web et des applications mobiles conformément aux exigences de ses clients. Plus précisément, il imagine, conçoit et crée les différents éléments visant à améliorer l’interaction des utilisateurs avec l’interface. Il veille à ce qu’ils puissent garantir une expérience utilisateur qualitative, engageante, personnalisée et distinguée. Un web designer peut aussi accompagner ses clients dans l’élaboration du cahier des charges ou agir en qualité de designer graphique, infographiste, traffic manager, conseiller en marketing, etc.

Le métier de développeur web

Le métier de développeur web connaît aujourd’hui un franc succès. Autrement appelé programmeur, ce professionnel a pour rôle d’écrire un site internet ou une page web dans un langage informatique spécifique et d’en définir les règles de navigation. Il œuvre sur les fonctionnalités et interfaces. Il se base sur les exigences de ses clients, même les plus spécifiques, et s’occupe de l’ensemble des aspects techniques de leur site ou leur page web. Une fois le développement effectué, il réalise une série de tests et applique le cas échéant les corrections quant aux bugs et aux évolutions exigées par les clients. Un développeur web assure de surcroît le suivi et la maintenance des plateformes développées.

Le métier d’éditeur de sites web

Un éditeur de sites internet conçoit de A à Z des sites internet (webdesign, développement web, élaboration des contenus…) et s’occupe aussi de son suivi en matière de référencement et de trafic. Il ne les crée pas pour des clients, mais dans le but de les monétiser afin de générer des revenus passifs. En clair, il en est l’unique propriétaire. La monétisation se fait par exemple via la vente d’un espace publicitaire, la participation à des programmes d’affiliation, etc.

Au-delà des métiers évoqués précédemment, on cite également ceux de webmaster, d’influenceur, de créateur de contenu, de consultant SEO, de consultant en communication, de community manager, de social media manager, de référenceur web, de data scientist…

aide à domicile

L’aide à domicile s’accommode parfaitement au statut d’auto-entrepreneur

Le métier d’aide à domicile consiste en l’accompagnement de personnes âgées, d’individus en situation de handicap, de personnes malades et/ou dépendantes, d’enfants ou encore d’individus en proie à une difficulté passagère. Il englobe une multitude de métiers qui peuvent aussi bien les uns que les autres être menés en tant qu’auto-entrepreneur. Cependant, pour pouvoir les exercer en auto-entreprise, il faut souscrire une assurance pour aide à domicile. Même si cette dernière n’est pas obligatoire pour certaines professions, elle est vivement recommandée. Il en est de même pour la déclaration SAP

Le métier d’aide-ménagère est l’un de ceux qui sont les plus en vogue actuellement. Il consiste à assurer l’entretien du logement des clients ou de leurs locaux professionnels.

Les baby-sitters sont également très sollicités partout dans l’Hexagone. La mission d’un(e) baby-sitter est de s’occuper d’un ou de plusieurs enfants quand les parents sont absents. Ses clients peuvent aussi leur confier d’autres tâches qui ont un rapport avec l’enfant : aide aux tâches de la vie quotidienne, préparation de repas, aide pour manger, activités d’éveil, assistance pour l’apprentissage, entretien des vêtements et de l’environnement, suivi de l’évolution comportemental… Un(e) baby-sitter qui souhaite profiter du statut d’auto-entrepreneur se doit toutefois d’obtenir un agrément spécifique l’autorisant à garder et accompagner un enfant de moins de 3 ans ou en situation de handicap. On parle en l’occurrence de l’agrément SAP.

L’auxiliaire de vie apporte quant à lui son aide aux personnes dépendantes, fragilisées et qui ont des difficultés dues à une maladie, à l’âge, à des difficultés sociales ou à un handicap. Elle aide ses clients au niveau de leur vie quotidienne dans le cadre d’un maintien à domicile.

De plus en plus de personnes font aussi appel à un assistant administratif, aussi nommé secrétaire particulier ou secrétaire à domicile. Ce professionnel apporte son aide à chacun de ses clients (personnes débordées, personnes qui ont besoin de conseils, phobiques de l’administratif, seniors…) dans la réalisation de ses démarches administratives.

La profession d’e-commerçant en auto-entreprise

Propulsé par la digitalisation des comportements des consommateurs et les mesures restrictives qui ont été prises durant la pandémie de covid-19, le métier d’e-commerçant consiste à promouvoir et vendre des produits sur internet.

Pour ce faire, le commerçant crée lui-même un site e-commerce ou fait le choix de confier cette tâche à un expert en la matière. Il peut être le créateur des produits qu’ils commercialisent sur son site marchand et/ou collaborer avec des fournisseurs en tous genres. S’il ne crée par ses produits, il peut jouer la carte du dropshipping pour s’affranchir des contraintes liées à la gestion de livraisons et de stocks. En l’occurrence, il met en avant et vend les produits de ses fournisseurs sur son site marchand. À chaque vente effectuée, les fournisseurs se chargent de livrer eux-mêmes la marchandise au client final.

Dans tous les cas, pour parvenir à dynamiser ses ventes, un e-commerçant doit optimiser son site internet pour les moteurs de recherche, soigner les contenus de son e-boutique et mettre en place une stratégie e-marketing performante.

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