Le métier d’expert-comptable attire des profils intéressés par les chiffres, la gestion, la fiscalité et l’accompagnement des entreprises. Il ne s’agit toutefois pas d’un parcours court. Pour accéder à cette profession réglementée, il faut franchir plusieurs étapes universitaires et professionnelles, dont le DCG, le DSCG, puis le DEC. Chaque diplôme correspond à un niveau de compétences précis et prépare progressivement à l’exercice de responsabilités importantes en cabinet ou en entreprise.
Le DCG, première grande étape du parcours
Le Diplôme de Comptabilité et de Gestion, ou DCG, constitue le premier niveau du cursus classique de l’expertise comptable. Il s’agit d’un diplôme d’État de niveau bac+3, généralement préparé en trois ans après le baccalauréat. Pour mieux comprendre les possibilités de poursuite d’études après ce diplôme, il est possible de consulter les informations proposées par ESG Finance.
Le DCG repose sur un programme large qui couvre les principaux domaines nécessaires aux métiers de la comptabilité et de la gestion. Les étudiants y abordent notamment le droit, l’économie, la finance, la fiscalité, le contrôle de gestion, les systèmes d’information et la comptabilité approfondie.
La formation comprend 13 unités d’enseignement. L’objectif est de donner aux étudiants une vision globale du fonctionnement financier, juridique et administratif d’une organisation.
Pour valider le diplôme, il faut obtenir une moyenne générale d’au moins 10 sur 20, sans note éliminatoire inférieure à 6 sur 20. Les notes égales ou supérieures à 10 peuvent être conservées d’une session à l’autre, ce qui permet de progresser progressivement dans le cursus.
Formation initiale ou alternance : deux voies possibles
Le DCG peut être préparé en formation initiale ou en alternance. En formation initiale, les étudiants suivent principalement les cours au sein d’un établissement et doivent effectuer un stage obligatoire, généralement d’au moins six semaines.
L’alternance permet de partager son temps entre les cours et l’entreprise. Ce format présente un intérêt particulier dans les métiers de la comptabilité, car il permet de mettre immédiatement en pratique les notions étudiées.
Un étudiant en alternance peut par exemple travailler sur la saisie comptable, les déclarations fiscales, la préparation des bilans, le suivi des paiements ou la gestion administrative de dossiers clients. Cette première expérience facilite souvent l’insertion professionnelle à la fin des études.
Que faire après un DCG ?
Le DCG permet déjà d’accéder à plusieurs métiers. Son titulaire peut travailler comme comptable, collaborateur en cabinet, gestionnaire de paie, assistant contrôleur de gestion ou responsable comptable junior.
Les diplômés peuvent rejoindre un cabinet d’expertise comptable, une PME, une grande entreprise, une association ou une administration. Ils peuvent également se présenter à certains concours de la fonction publique.
Cependant, ceux qui souhaitent devenir experts-comptables doivent poursuivre leurs études. Le DCG ne représente que la première étape du cursus. La suivante est le Diplôme Supérieur de Comptabilité et de Gestion, plus couramment appelé DSCG.
Le DSCG, un diplôme de niveau bac+5
Le DSCG est un diplôme d’État de niveau bac+5. Il se prépare généralement en deux ans après le DCG. Il vise à approfondir les connaissances acquises au cours des trois premières années et à développer une capacité d’analyse plus stratégique.
Le programme du DSCG comprend sept unités d’enseignement :
- gestion juridique, fiscale et sociale ;
- finance ;
- management et contrôle de gestion ;
- comptabilité et audit ;
- management des systèmes d’information ;
- anglais des affaires et grand oral ;
- mémoire professionnel.
Un stage d’au moins douze semaines est également prévu. Il donne lieu à la préparation d’un mémoire, qui doit montrer la capacité de l’étudiant à analyser une problématique professionnelle et à proposer une réflexion structurée.
Les matières sont plus complexes qu’en DCG. Les étudiants doivent non seulement maîtriser les techniques comptables et financières, mais aussi être capables de prendre du recul, d’évaluer les risques et de comprendre les enjeux de gouvernance d’une entreprise.
Peut-on intégrer le DSCG sans DCG ?
Le DCG constitue la voie la plus directe, mais il n’est pas toujours obligatoire. Certains diplômes permettent d’accéder au DSCG ou d’obtenir des dispenses d’épreuves.
C’est notamment le cas du master Comptabilité, Contrôle, Audit, aussi appelé master CCA. Les titulaires de ce diplôme peuvent bénéficier d’une dispense pour cinq des sept unités du DSCG. Ils doivent alors généralement passer les épreuves de gestion juridique, fiscale et sociale ainsi que de comptabilité et audit.
D’autres diplômes français ou européens de niveau master peuvent également permettre une inscription, sous réserve de répondre aux conditions prévues par les textes officiels.
Ces dispenses ne signifient pas que le parcours devient automatique. Les unités restantes figurent parmi les plus exigeantes du DSCG et nécessitent une préparation solide.
Les débouchés après le DSCG
Le DSCG ouvre la voie à des postes à plus haut niveau de responsabilité. Ses titulaires peuvent devenir chef de mission en cabinet, responsable comptable, contrôleur de gestion, auditeur financier, consultant ou responsable administratif et financier.
Ils peuvent également travailler dans des cabinets d’audit, des groupes internationaux, des banques, des entreprises industrielles ou des organismes publics.
À ce stade, le diplômé dispose déjà d’un profil recherché sur le marché du travail. Toutefois, pour obtenir officiellement le titre d’expert-comptable, il doit encore accomplir une dernière étape : le stage d’expertise comptable et le DEC.
Du DSCG au DEC
Après l’obtention du DSCG, le futur expert-comptable doit effectuer un stage professionnel de trois ans. Ce stage est réalisé sous la supervision d’un expert-comptable inscrit à l’Ordre.
Pendant cette période, le stagiaire travaille généralement en cabinet et participe à des missions de comptabilité, d’audit, de fiscalité, de conseil et d’accompagnement des dirigeants.
À l’issue du stage, il peut se présenter au Diplôme d’Expertise Comptable, ou DEC. Celui-ci comprend plusieurs épreuves, dont la rédaction et la soutenance d’un mémoire professionnel.
Une fois le DEC obtenu, le diplômé peut demander son inscription à l’Ordre des experts-comptables. Il peut alors exercer en tant que salarié, associé ou indépendant, sous réserve de respecter les obligations déontologiques de la profession.
Un parcours long, mais progressif
Le cursus complet représente environ huit années après le baccalauréat : trois ans pour le DCG, deux ans pour le DSCG, puis trois ans de stage avant le DEC.
Ce parcours demande de la rigueur, de la régularité et une réelle capacité de travail. Il offre cependant une progression cohérente, avec des possibilités d’emploi à chaque étape.
Le DCG permet d’acquérir les bases et d’entrer dans la vie active. Le DSCG développe une expertise plus avancée. Enfin, le DEC donne accès au titre réglementé d’expert-comptable et à des missions de conseil, d’audit et d’accompagnement stratégique auprès des entreprises.
