Nouvelle régression du taux de crédit immobilier

En ce début d’année, il a été constaté une baisse des taux de crédit immobilier. C’est ce qui ressort des rapports des observatoires et réseaux de courtiers qui ont remarqué la stabilité, voire la régression des taux.

De meilleures conditions de financement

Depuis le début de l’année, le taux est resté stagnant. Tandis que plusieurs banques espèrent une stabilité, d’autres tentent d’attirer les nouveaux clients en revoyant leurs conditions de prêt. Le taux d’emprunt est désormais fixé à 1,05 % sur 15 ans, 1,25 % sur 20 ans et à 1,45 % sur 25 ans. La grande partie des financements porte sur les résidences principales. Cependant, les banques financent également les projets locatifs.

Les emprunteurs peuvent aussi se réjouir à propos des taux d’usure qui sont remontés légèrement. Il s’agit des taux plafonds au-delà desquels les banques et établissements financiers ne peuvent pas emprunter. Ils sont fixés par la Banque de France au début de chaque trimestre et tiennent compte des taux du trimestre précédent. Pour le 1er trimestre de cette année, il a été fixé à 2,56 % alors que le trimestre précédent, il était de 1,92 %. 

Par comparaison, les conditions de prêt sont meilleures que celles de l’année précédente. Une situation qui profite aux personnes à revenus modérés et aux primo accédants qui peuvent avoir accès aux financements de leur projet immobilier.

Pour protéger les ménages, le haut conseil de stabilité financière (HCSF) avait demandé aux banques de ramener le taux d’endettement à 35 % et la durée du prêt à 25 ans. De nombreux ménages français avaient été pénalisés par cette recommandation qui leur avait fermé la porte aux financements. 

En ce début d’année, cette situation semble apaisée et redonne une lueur d’espoir aux foyers modestes, aux primo accédants ainsi qu’à ceux qui n’ont pas d’apport personnel. Les taux mini, qui sont généralement réservés aux meilleurs dossiers, sont également réduits. Il est possible d’obtenir un taux de 0,59 % sur 20 ans. Une baisse qui peut s’expliquer par le fait que les banques désirent voir leurs objectifs à la hausse après une année particulièrement en baisse.

Cet assouplissement des conditions d’octroi de crédit permet aux ménages d’augmenter leur capacité d’emprunt au cours de cette année. Toutefois, avec le prolongement de la crise sanitaire et la menace d’un troisième confinement, certains ménages pourraient être à nouveau privés de leur accès au financement.

Malgré tout, les banques restent prudentes sur les dossiers des emprunteurs, même si elles sont obligées de s’adapter pour rester en course.

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