L’ubérisation : bon ou mauvais pour les affaires ?

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L’ubérisation est un phénomène qui, depuis le succès de l’entreprise américaine Uber, gagne en popularité. À certains égards, il est appréhendé comme un mouvement de libération des salariés, qui suppriment les lourdeurs administratives et les contraintes organisationnelles. Mais dans la pratique en est-il effectivement ainsi ? Comment évaluer l’ubérisation du point de vue de l’entrepreneur ?

Ubérisation : de quoi s’agit-il ?

Inspiré du nom de l’entreprise américaine Uber, l’ubérisation est un phénomène qui a permis l’avènement d’un nouveau modèle économique issu de l’économie digitale. Concrètement, il s’agit d’un service qui se caractérise par sa capacité à mettre instantanément en relation prestataires et clients. L’ubérisation suppose l’absence d’intermédiaires et une mise en relation via des plateformes.

À travers l’ubérisation, les grandes entreprises subissent la concurrence des microentreprises créées via des plateformes comme Hello My Business ; ces dernières tirant partie des nombreuses opportunités qu’offre le numérique. L’ubérisation est donc perçue comme un modèle économique novateur qui vient « mettre à mal » les entreprises classiques dans leur posture d’intouchables.

Aujourd’hui, le phénomène d’ubérisation a de nombreuses applications et intègre les start-ups et microentreprises qui prennent des parts de marché aux acteurs traditionnels, selon les secteurs d’activité. Si la concurrence qui oppose de jeunes entreprises comme Airbnb et HomeAway aux groupes hôteliers classiques est un exemple parlant, l’ubérisation s’étend à d’autres domaines.

Qu'est-ce que l'ubérisation ?
Qu’est-ce que l’ubérisation ?

Comment l’apprécier du point de vue de l’entrepreneur ?

Modèle économique axé sur le partage, l’ubérisation fait en pratique deux principaux gagnants. D’une part les consommateurs qui ont plus facilement accès à des services de meilleure qualité et à des tarifs intéressants. D’autre part, les microentreprises et start-ups qui sont les vrais acteurs de cette économie collaborative.

En effet, ce changement de paradigme économique, en plus de permettre aux entreprises de contribuer à la création de valeurs, étend leur marge de manœuvre et permet l’augmentation de l’offre. Ainsi, quand la demande n’est pas entièrement satisfaite, la taille du marché continue de croître. Dans de nombreuses villes par exemple, Airbnb a permis d’optimiser la capacité de l’accueil des touristes. En conséquence, les revenus liés au tourisme s’accroissent.

Par ailleurs, l’ubérisation a favorisé le développement de certains marchés. Si vous êtes un entrepreneur, c’est une opportunité de diversifier les marchés sur lesquels vous implanter ; un plus grand chiffre d’affaires en perspective donc. Au-delà de bénéficier d’une clientèle de plus en plus large, vous profitez à travers ce nouveau modèle économique d’une souplesse organisationnelle, tout en garantissant une flexibilité de travail.

Qu’en est-il des limites de l’ubérisation ?

Si l’ubérisation présente des avantages évidents pour les entrepreneurs, il faut remarquer que pour les travailleurs, il n’est pas plus avantageux. Certes, l’ubérisation crée du travail. Cependant Toutefois, il faut remarquer qu’il s’agit d’abord d’un travail à temps partiel qui est parfois mal rémunéré.

Par ailleurs, pour les entreprises, l’ubérisation n’est pas sans risque. Certaines d’entre elles ont en effet du mal à dégager des résultats financiers positifs. Malgré leur croissance, elles peinent à suivre d’un réel modèle financier.

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